Les élections structurent la vie des sociétés démocratiques. Elles en sont en quelques sorte la respiration. Par son vote, le citoyen propose des hypothèses de coalitions, sanctionne tel parti, encourage tel autre à exercer des responsabilités gouvernementales. Les résultats des urnes modifient donc, d’un scrutin à l’autre, les rapports de force antérieurs entre formations politiques.
Le programme socialiste s’articule autour de la protection et l’émancipation des travailleurs et des secteurs défavorisés de la population.
En ce sens notre présence au gouvernement a été utile. Quoi qu’on en dise. Souvent d’ailleurs on regrette un bien lorsqu’il n’est plus. Le combat politique ne se réduit pourtant pas à la participation gouvernementale. Le terrain change, l’engagement demeure. Un parti comme le nôtre ne déserte pas ses responsabilités. L’histoire du socialisme le prouve. Les tentations droitières que l’on sent poindre ça et là, se donneront libre cours si le socialisme n’est pas fort.
Au gouvernement ou dans l’opposition.
André Flahaut
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