4 mois après les élections, la rupture tant annoncée par Didier Reynders a enfin eu lieu. Ce n’est peut-être pas celle qu’il voulait puisqu’en l’occurrence c’est une tradition institutionnelle qui a été rompue. Celle de la rentrée parlementaire en présence du gouvernement en exercice. Las, c’est le gouvernement sortant qui se présentait ce mardi 9 octobre à la Chambre devant les nouveaux députés. Vide du pouvoir ou pouvoir par le vide ? On a connu des gouvernements en fonction ayant duré moins longtemps que celui chargé de gèrer aujourd’hui les affaires courantes. Ce rendez-vous manqué des pouvoirs législatif et exécutif n’est toutefois rien en regard des épluchures d’orange bleue sorties de Val Duchesse. Un premier accord sur l’immigration scellerait donc enfin le rapprochement des négociateurs. Une dynamique serait enclenchée. Le symbole est fort. Acte fondateur d’un programme de gouvernement, la politique d’immigration économique choisie et la régularisation au cas par cas n’ont-elles pas pour fonction d’apaiser chez certains les frustrations de voir sacrifier leur programme institutionnel ? La realpolitik veut qu’un radicalisme praticable remplace un extrémisme impraticable. Serait-ce la rupture ?
André Flahaut
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