L’inflation en Belgique a atteint un record de 5,2% sur un an au mois de mai après les 4,15% du mois d’avril. Le chiffre est supérieur à la moyenne déjà peu glorieuse (3,6%) de la zone euro. On renoue donc avec les records et les mauvais souvenirs sociaux de la décennie 80. Les ménages sont contraints de réduire leur consommation. La baisse du pouvoir d’achat signifie concrètement une extension de la pauvreté. « Travailler plus pour gagner plus » rétorque avec arrogance la droite. Facile à dire lorsque la crise économique réduit la production. L’augmentation du nombre de travailleurs pauvres dément d’ailleurs chaque jour ce slogan. « Les caisses sont vides » ajoute cette droite faussement fataliste. Pendant ce temps, la spéculation sur les produits énergétiques et alimentaires va bon train.
L’Etat a un rôle correctif à jouer. C’est ce que demandent les milliers de manifestants à Liège, Mons,Hasselt et Bruxelles ces jours-ci. L’augmentation des salaires et des revenus de remplacement est une priorité si l’on veut empêcher que la crise économique profite aux riches en frappant les familles pauvres ou moyennes.
André Flahaut
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