Des mesures de bon sens contre la violence à l’école
Lundi dernier, un jeune exclu par la direction pour des faits de trafic de stupéfiants, a porté des coups de couteau à son directeur. Celui-ci a été hospitalisé, il est gravement touché, la lame étant passée à quelques centimètres du cœur. Je ne peux qu’être choqué par cette violence. Ces faits sont extrêmement graves et inacceptables.
Le directeur de l’institut Cousot a entrepris un long travail dans cet établissement en matière d’éducation à la citoyenneté et est porteur de valeurs comme le respect, la tolérance, l’ouverture, le dialogue et la solidarité. De plus, un réel travail de fond a été mené par la Communauté française en matière de prévention du décrochage scolaire et de lutte contre la violence, et ce tant au niveau de l’Education que de l’Aide à la jeunesse.
Des mesures sont à prendre d’urgence. Ce genre d’événement attise les discours dangereux stigmatisant l’enseignement technique et professionnel, la nationalité du jeune ou la situation légale de la famille.
La collaboration entre la police, le parquet et les Conseils d’arrondissement pour l’aide à la jeunesse doit être approfondie afin d’éviter d’autres événements tragiques. Toutefois, il ne s’agit pas de prendre des mesures sécuritaires inutiles, comme placer des détecteurs de métaux, multiplier les caméras, mettre des policiers dans les écoles ou enfermer les jeunes dans des centres de rescolarisation. Il ne sert à rien de transformer les écoles en centres fermés.
André Flahaut
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