Le Vlaams belang a décidé de présenter une liste de candidats en Brabant wallon, quand bien même aucun d’entre eux n’habite la jeune Province.
Poussée de fièvre irrédentiste du parti d’extrême droite flamand ? Attrait pour les beaux paysages de notre « Brabant passion » ? Pas du tout. L’initiative s’inscrit dans un étrange meccano électoral.
Le Vlaams Belang espère grappiller quelques centaines de voix afin de peser sur la dévolution des sièges par apparentement. C’est sa façon, toute particulière, de s’opposer au maintien de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV).
Le code électoral prévoit en effet que l’addition des voix des trois arrondissements électoraux, BHV, Leuven et Nivelles, déterminera la répartition finale des 34 sièges qui y correspondent.
La tactique du Vlaams belang, déjà payante à Bruxelles, est de draguer un certain vote protestataire francophone. Cela fait partie des anomalies de chaque scrutin.
Soyons clair : un parti fasciste reste un parti fasciste, quelle que soit la langue qu'il utilise : le néerlandais, le français, ou que sais-je encore ! Comme démocrate, comme socialiste, je continuerai inlassablement à me battre contre toutes les formes de haine, de violence et d'extrémisme.
André Flahaut
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