Pour la presse, la fin d’une législature prend souvent des airs de fin d’année scolaire avec distribution des bons et mauvais points aux ministres.
C’est ce qu’a fait le Soir dans son édition du 12 mai en proposant à ses lecteurs une évaluation en trois volets : vision politique, efficacité, communication. Personnellement, j’obtiens un bulletin plutôt satisfaisant avec respectivement 26, 28 et 22 points sur un maximum de 40.
Pour rester dans la métaphore scolaire, le quotidien m’attribue une belle sixième place de la classe gouvernementale avec un score de 65%. Mes collègues et camarades Laurette Onkelinx et Rudy Demotte obtiennent ensemble la 1ère place avec 72%, suivis du Premier Ministre Guy Verhofstadt (71%).
La limite de l’exercice apparaît lorsqu’on prend connaissance du bulletin établi par le Standaard. Je plonge alors à 33%. C’est le cas d’ailleurs de la plupart des ministres francophones. Pourtant on ne peut me prendre en défaut sur mon bilinguisme…
Mais c’est bien la perception de l’action politique au Nord et au Sud de la frontière linguistique qui diffère totalement. Je sais que je dérange beaucoup dans la classe politique et médiatique flamande. Peu importe car j’ai agi en mon âme et conscience pour remplir la mission qui m’a été confiée par le gouvernement, c’est-à-dire réformer et moderniser l’institution militaire (ce que le Soir qualifie de « travail incontestable »).
En conclusion, je fais mien le précepte de Dante : « Suis ton chemin et laisse dire les gens ».
André Flahaut
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